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Ma première fois…à corps et à coeur

Sep / 18

Ma première fois…à corps et à coeur

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La première fois que j’ai été élève d’un cours de Nia, j’avais fait un pari, qui m’aurait coûté cher, si je n’avais pas aimé la technique. Le jour où j’ai parié, j’ai suivi mon intuition. Cette intuition, cette force de vie qui nous guide quand on est enfant, qui nous pousse à lever la tête pour voir la monde, ou à se lever et retomber sans discontinuer et sans peur lorsque l’on apprend à marcher. Pour elle, le risque n’existe pas, il n’y a que des expériences. Le Nia, c’en était une, et une merveilleuse.

On a tous vécu une première fois.
Première rentrée des classe, première punition, premier spectacle de danse, ou premier baiser. Certaines nous ont laissé le goût d’une extraordinaire anecdote, d’autres un souvenir amer. Toutes font partie de notre histoire. Toutes nous ont mis face à la peur de l’inconnu et à la prise de risque. Elles nous ont appris quelque chose de nous-même.

Quand nous étions enfant, nos premiers fois étaient nombreuses, notre curiosité et notre soif de vivre et d’apprendre, quoi qu’il en coûtait, nous portait en avant.
Puis en grandissant, pour la plupart d’entre nous, ces premières fois se sont faites rares.

Même travail pendant plusieurs années, mêmes amis, même association, même sport, etc. Pour moi en tous cas, cette intuition, qui avait le statut de meilleur compagnon lorsque je faisais mes premiers pas, était passé, en grandissant, à celui d’inconnu. Quand elle croisait mon chemin, je faisais semblant de ne pas la voir, et quand je décidais de ne pas l’ignorer, le temps qu’on passait ensemble était très court.

Le Nia s'inspire de la technique Alexander

« Tu ne peux faire ce que tu ne connais pas si tu continues à ne faire que ce que tu connais. » F.M. Alexander

 

Jusqu’à ce que la vie me fasse tomber en amour avec le Nia.

La première fois que j’ai suivi un cours de Nia, j’ai parié sur des vidéos, j’ai parié sur Lilou Macé, et sur Régine Petit, qu’elle avait interviewé lors d’un des salons du bien-être de Paris. J’ai parié sur ce que ma tornade intérieure me soufflait. Le pari était élevé financièrement; plus de 1000.- CHF pour une semaine de formation! Une formation, alors que je n’avais jamais essayé un cours auparavant. Boum! Une découverte, ça passe ou ça casse.

Si on me propose une semaine de méditation, de yoga, de danse hip-hop, j’ai une idée de ce que je vais faire. Le Nia. J’entendais parler de techniques dont les noms m’étaient moins que familiers. Feldenkrais, Alexander, Duncan?

« Pardon? A duck can*? Oui moi aussi je peux le faire…
Tu danses le Mia?** Taïkwendo? Ah oui, ça je connais! »

Nia s'inspire de yoga, tai chi, danse, arts martiaux, et plusieurs autres techniques

Avec le recul je sais mesurer l’apport thérapeutique que la technique Alexander, le travail de Moshe Feldekrais, ou même le yoga, apporte au Nia et à celui ou celle qui le pratique. Je l’ai vécu.

 

 

Ma première fois ?

Ma première fois avec le Nia, elle a été émotionnelle, dans la chair, dans l’union de moi avec moi. J’aimais la danse, j’aimais le sport, j’avais besoin de me retrouver, et j’ai suivi mon intuition. Pas ma tête, j’ai suivi mon coeur. Et j’ai tenté, j’ai risqué.

Mon tout premier cours, qui a eu lieu le deuxième jour de formation, a été une révélation. J’ai senti dans mon corps que j’avais besoin de bouger comme ça depuis des mois, voire des années, de sortir les émotions bloquées à l’intérieur de moi, pour refaire jaillir l’énergie, la joie. Je l’ai fait. Ou plutôt mon corps l’a fait, en accord avec mon mental et mon esprit. Au deuxième cours, mon corps a continué relâcher les tensions. Et ainsi de suite, cours après cours, j’ai fait un pas après l’autre sur mon chemin de retour vers moi-même, vers ma joie intérieure, vers mon âme d’enfant, vers l’innocence de bouger sans me juger.

J’avais parié, et j’ai gagné!

Pourquoi pas vous?


* Traduction de l’anglais: Un canard peut.

** Combien de fois ai-je entendu ces paroles originales du groupe français IAM depuis que « je danse le Nia »