Vivre des émotions et les libérer

Nov / 27

Vivre des émotions et les libérer

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J’ai à de nombreuses reprises cité Franck Lopvet, dans mes articles. Je n’ai jusque là pas partagé tout ce que m’a apporté l’expérience et le témoignage de cet Homme Debout dans tous les aspects de ma vie.

Mon premier contact indirect avec Franck Lopvet a eu lieu lorsque j’ai découvert la vidéo sur l’acceptation de soi, réalisée et produite par Tistrya Productions. Cette première vidéo, combien de fois par la suite l’ai-je vu et m’a t-elle soutenu dans ma recherche vers moi! Par la suite j’ai eu l’opportunité d’assister à une de ses conférences, dans la région de Lausanne. Ce qui est resté profondément vivant en moi, c’est la notion de retour vers soi, plutôt que de développement personnel.

Avant cela, je cherchais à devenir, à me développer, à changer. J’ai acquis depuis la conviction que je suis là, non pour devenir, mais pour être encore plus moi-même. L’espression qui me fait le plus sourire, chez Franck Lopvet, c’est le « dommage collatéral ». En étant de plus en plus ce que je suis, et non pas ce que les autres attendent de moi ou ce que je crois devoir être pour plaire aux autres, peut-être que le dommage collatéral sera que je me développerai. Mais ce n’est pas mon but.

Libérer les émotions liées à des blessures enfouies ou a des croyances, voilà un de mes principaux buts, et une des raisons pour lesquelles j’enseigne le Nia: à travers le mouvement, aider les personnes à libérer des émotions qui sont bloquées et qui doivent être vécues. Je crois que nous sommes là pour vivre cette vie et les émotions que nous avons choisies de vivre. Pour ma part les dernières émotions les plus fortes, je les ai exprimées à la suite de ma luxation de l’épaule.

Il y a deux semaines  lorsque j’ai commencé la physio, j’ai choisi de faire du Nia en parallèle, chez moi. J’ai utilisé les exercices que je devais faire, et je les ai intégré dans les chorégraphies. J’ai commencé par quelques minutes, en écoutant les limites de ce que pouvait supporter mon épaule, puis 10 minutes, 15…pour arriver à une heure complète.

Dès les premières minutes, la musique a accompagné mes premiers pleurs. J’ai écouté, et j’ai entendu la peur de la douleur. J’ai ressenti la tristesse de la limitation dans mes mouvements, et surtout celle de ne plus avoir le corps que je connaissais.

Une semaine après avoir commencé les exercices de physio et ma rééducation par le Nia en parallèle, j’ai enfin réussi à regarder mon épaule en face dans le miroir, et à commencer à accueillir le changement de mon corps. Cela paraîtra peut-être bizarre à ceux qui n’ont jamais vécu une maladie ou un trauma, qui aura eu un impact sur leur corps. Pour moi, sportive, les limitations que m’imposaient mon corps de manière aussi visible et sensitive pour la première fois, ont été l’occasion de vivre des émotions très fortes.

Je n’ai rien regretté de mon accident et de son résultat sur mon corps. J’ai toujours eu l’impression qu’il y avait une raison à cela, même si je ne la comprenais pas au début. La rééducation m’a apporté certaines des raisons. L’arrêt de travail forcé m’a également permis de me recentrer sur ce qui était plus important pour moi, et ce qui correspond à mon essence, encore plus que je ne l’avais déjà fait auparavant.

Une des plus belles choses que j’ai apprises, à travers l’utilisation du Nia dans ma rééducation, c’est à quel point la libération des émotions est importante lorsque l’on vit une épreuve, quelle qu’elle soit. Je suis encore plus persuadée qu’avant que le Nia peut aider les gens en cela, s’ils souhaitent s’en libérer et qu’ils apprécient tant soit peu la musique et la danse.

Expression des émotions par Tamara Janser

N’hésitons pas à vivre nos émotions!

Que l’on soit adolescent, adulte, homme, femme, vivons-les! Libérons-les et rapprochons-nous de ce qui est véritablement nous et qui nous donne de la joie! Ne nous laissons pas engloutir par nos expériences passées et les croyances que nous avons construites à partir d’expériences vécues mais dont nous pouvons nous débarrasser pour ne laisser que ce qui nous ressemble et que nous méritons de vivre aujourd’hui!